{"id":405,"date":"2026-08-16T18:38:14","date_gmt":"2026-08-16T16:38:14","guid":{"rendered":"https:\/\/fenau.com\/?p=405"},"modified":"2026-08-18T15:16:12","modified_gmt":"2026-08-18T13:16:12","slug":"405","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/2026\/08\/16\/405\/","title":{"rendered":"L\u2019eau"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019eau ne doit plus \u00eatre un otage politique. Il appartient \u00e0 chacun de s\u2019emparer du probl\u00e8me, de chercher des solutions, de les confronter, de les mettre en \u0153uvre \u00e0 son \u00e9chelle. N\u2019oublions pas que le bulletin de vote est aussi un outil, mais sans un contr\u00f4le a posteriori, il devient totalement inefficace.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9alables urgents<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019urgence n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer. Chaque ann\u00e9e, la France perd l\u2019\u00e9quivalent d\u2019un d\u00e9partement sous le b\u00e9ton. Trente mille hectares de terres aval\u00e9s par l\u2019artificialisation, trente mille hectares qui ne boiront plus la pluie, qui ne la restitueront plus aux nappes, qui ne feront plus tampon entre le ciel et nous. <strong>L\u2019eau ne s\u2019infiltre plus, elle fuit.<\/strong> Et quand elle fuit, elle emporte avec elle la capacit\u00e9 m\u00eame de nos sols \u00e0 nous soutenir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chiffres sont accablants : un sol artificialis\u00e9, c\u2019est <strong>90 \u00e0 95 % d\u2019imperm\u00e9abilit\u00e9<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">90 \u00e0 95 %, cela signifie qu\u2019\u00e0 chaque averse, l\u2019eau glisse, indiff\u00e9rente, vers les \u00e9gouts, les rivi\u00e8res, la mer, au lieu de s\u2019enfoncer, de se stocker, de nourrir. Dans les villes, <strong>80 % des eaux de pluie<\/strong> deviennent ruissellement \u2014 80 %, c\u2019est l\u2019\u00e9chec d\u2019un cycle. En \u00cele-de-France, la moiti\u00e9 des terres sont aujourd\u2019hui imperm\u00e9abilis\u00e9es. R\u00e9sultat ? <strong>Vingt ans de baisse continue des nappes phr\u00e9atiques.<\/strong> Vingt ans \u00e0 puiser sans recharger. Vingt ans \u00e0 creuser notre propre p\u00e9nurie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, des solutions existent. Lyon, Nantes, ont prouv\u00e9 qu\u2019on pouvait inverser la tendance : <strong>30 % d\u2019artificialisation en moins en cinq ans.<\/strong> Le z\u00e9ro artificialisation nette n\u2019est pas une utopie, c\u2019est une loi \u2014 la loi Climat et R\u00e9silience de 2021. <strong>Il suffit de l\u2019appliquer.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis, il y a l\u2019agriculture. <strong>L\u2019agriculture qui assoiffe la France.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ma\u00efs irrigu\u00e9, ce roi des champs d\u2019\u00e9t\u00e9, engloutit <strong>5 000 \u00e0 10 000 m\u00e8tres cubes d\u2019eau par hectare et par an.<\/strong> Dix fois plus que le sorgho. Dix fois plus que le millet. En Nouvelle-Aquitaine, <strong>60 % des pr\u00e9l\u00e8vements estivaux<\/strong> lui sont consacr\u00e9s. 60 %, alors que les restrictions d\u2019eau s\u2019\u00e9tendent, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, comme une tache d\u2019huile. Le coton ? <strong>12 000 m\u00e8tres cubes par hectare.<\/strong> Le chanvre, lui, se contente de 2 000. Alors pourquoi continuer ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les nappes d\u2019Occitanie s\u2019effondrent. <strong>Un \u00e0 deux m\u00e8tres par an.<\/strong> Un \u00e0 deux m\u00e8tres de moins chaque ann\u00e9e, c\u2019est un peu plus de d\u00e9sert qui grandit. Les conflits d\u2019usage explosent. <strong>2022 : 70 % des d\u00e9partements fran\u00e7ais sous restrictions.<\/strong> 70 %, c\u2019est presque tout un pays en tension.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faut changer. <strong>Remplacer.<\/strong> Le sorgho, le millet, le sarrasin : des c\u00e9r\u00e9ales qui boivent peu, qui r\u00e9sistent, qui ne demandent qu\u2019\u00e0 pousser. Les l\u00e9gumineuses \u2014 lentilles, pois chiches \u2014 fixent l\u2019azote, \u00e9conomisent l\u2019eau, <strong>et nourrissent les sols au lieu de les \u00e9puiser.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis, il y a les techniques. <strong>L\u2019agroforesterie<\/strong>, ces arbres plant\u00e9s au milieu des champs, qui brisent le vent, qui retiennent l\u2019humidit\u00e9, qui font de l\u2019ombre aux cultures. Le semis direct, qui pr\u00e9serve la terre, qui la laisse respirer, <strong>qui \u00e9conomise jusqu\u2019\u00e0 30 % d\u2019eau<\/strong> par rapport au labour. Des solutions simples. Des solutions qui marchent. <strong>Des solutions qu\u2019on ne met pas en \u0153uvre.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Cultiver autrement pour pr\u00e9server l\u2019eau<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En Camargue, les rizi\u00e8res ont soif. Trop soif. Alors, des agriculteurs ont os\u00e9. Ils ont remplac\u00e9 le riz par du sorgho. M\u00eame rendement. Mais avec <strong>70 % d\u2019eau en moins.<\/strong> \u00c0 Montauban, 500 hectares de ma\u00efs ont c\u00e9d\u00e9 la place au millet et aux lentilles. <strong>4 000 m\u00e8tres cubes d\u2019eau \u00e9conomis\u00e9s par hectare, chaque ann\u00e9e.<\/strong> Le ma\u00efs irrigu\u00e9, ce g\u00e9ant assoiff\u00e9, n\u2019a plus sa place sous un ciel qui se r\u00e9chauffe. Le sorgho, le millet, le sarrasin : des c\u00e9r\u00e9ales discr\u00e8tes, r\u00e9sistantes, qui se contentent de peu. Et qui, pour la premi\u00e8re fois depuis des d\u00e9cennies, <strong>laissent respirer les nappes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le goutte-\u00e0-goutte, lui, a fait ses preuves. En Andalousie, il a divis\u00e9 par deux la consommation d\u2019eau. En Camargue, des rizi\u00e8res l\u2019ont adopt\u00e9. <strong>M\u00eames r\u00e9coltes. Moiti\u00e9 moins d\u2019eau.<\/strong> Une r\u00e9volution silencieuse, qui coule entre les sillons sans faire de bruit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sols, eux, ont soif d\u2019une autre mani\u00e8re. Le labour les a \u00e9puis\u00e9s, compact\u00e9s, rendus incapables de retenir l\u2019eau. Alors, dans les C\u00e9vennes, des \u00e9leveurs ont arr\u00eat\u00e9 de retourner la terre. Semis direct, couvert v\u00e9g\u00e9tal permanent. <strong>En cinq ans, 15 % de mati\u00e8re organique en plus.<\/strong> La terre respire. L\u2019eau s\u2019infiltre. Les rendements tiennent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Castelnau-le-Lez, un agriculteur a franchi le pas sur 100 hectares. Plus de labour. <strong>L\u2019eau ne fuit plus. Elle reste.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis, il y a les arbres. Ces g\u00e9ants discrets qui brisent le vent, ombraient les cultures, retiennent l\u2019humidit\u00e9. En Bretagne, la coop\u00e9rative Terre du Sud a plant\u00e9 noyers et ch\u00eanes au milieu des champs. <strong>30 % d\u2019eau en moins pour les cultures.<\/strong> Et une productivit\u00e9 fourrag\u00e8re en hausse de 20 %. En Tarn-et-Garonne, un \u00e9leveur a sem\u00e9 des peupliers dans ses prairies. <strong>Le b\u00e9tail souffre moins de la chaleur. L\u2019herbe tient plus longtemps.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les Causses du Larzac, des retenues collinaires captent l\u2019eau de pluie. <strong>L\u2019\u00e9t\u00e9, les troupeaux boivent sans stress.<\/strong> Une solution simple, ancienne, qui a fait ses preuves.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Mirepoix, en Ari\u00e8ge, un agriculteur alterne bl\u00e9, pois chiches et tournesol. <strong>Moins d\u2019eau utilis\u00e9e, des sols en meilleure sant\u00e9<\/strong>, et une <strong>r\u00e9duction des intrants chimiques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les Pyr\u00e9n\u00e9es-Atlantiques, une ferme a remplac\u00e9 une partie de son troupeau bovin par des ch\u00e8vres et des brebis, moins gourmandes en eau. <strong>10 000 litres d\u2019eau \u00e9conomis\u00e9s par kg de viande produit<\/strong>, et une <strong>meilleure r\u00e9silience face aux s\u00e9cheresses.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9simperm\u00e9abiliser et v\u00e9g\u00e9taliser<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les villes, elles, \u00e9touffent sous le b\u00e9ton. Lyon a compris. La cour de l\u2019\u00e9cole \u00c9mile-Zola, autrefois min\u00e9rale, est devenue un jardin. <strong>1 500 m\u00e8tres carr\u00e9s de terre et de plantes.<\/strong> R\u00e9sultat : <strong>40 % de ruissellement en moins.<\/strong> Les enfants jouent sur un sol qui boit la pluie au lieu de la rejeter.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Nantes, le parking de la Beaujoire a troqu\u00e9 son bitume contre des rev\u00eatements drainants. <strong>80 % des eaux de pluie s\u2019infiltrent d\u00e9sormais.<\/strong> Plus de flaques, plus de gaspillage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le toit de l\u2019H\u00f4tel de Ville de Paris, la v\u00e9g\u00e9tation a pris ses aises. <strong>3 000 m\u00e8tres cubes d\u2019eau retenus chaque ann\u00e9e.<\/strong> Et l\u2019air, autour, est plus frais. <strong>1 \u00e0 2 degr\u00e9s de moins.<\/strong> Au centre commercial Beaugrenelle, une fa\u00e7ade v\u00e9g\u00e9tale a r\u00e9duit de 20 % les besoins en climatisation. <strong>L\u2019ombre des plantes, c\u2019est le climatiseur naturel le plus efficace.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La noue de la route de Rennes, \u00e0 Nantes, est un foss\u00e9 comme les autres. Sauf qu\u2019elle est v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e. <strong>15 000 m\u00e8tres cubes d\u2019eau capt\u00e9s chaque ann\u00e9e.<\/strong> L\u2019eau ne file plus vers les \u00e9gouts. Elle s\u2019infiltre. Elle se stocke. \u00c0 Strasbourg, un bassin de 5 000 m\u00e8tres cubes fait de m\u00eame. <strong>L\u2019eau est l\u00e0, quand on en a besoin.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Montpellier impose d\u00e9sormais la r\u00e9cup\u00e9ration des eaux de pluie pour les nouveaux b\u00e2timents. <strong>30 % d\u2019eau \u00e9conomis\u00e9e<\/strong> pour arroser les parcs et les jardins. \u00c0 Freiburg, en Allemagne, c\u2019est une obligation depuis vingt ans. <strong>La moiti\u00e9 des besoins en eau non potable sont couverts par la pluie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Jardin Martin-Luther-King, \u00e0 Paris, a \u00e9t\u00e9 agrandi de 4 hectares. R\u00e9sultat : <strong>une baisse de 3 \u00b0C<\/strong> par rapport aux quartiers min\u00e9raux environnants. \u00c0 Bordeaux, la cr\u00e9ation de <strong>10 nouveaux parcs<\/strong> a permis de <strong>limiter la hausse des temp\u00e9ratures estivales.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Toulouse, 10 000 tilleuls et platanes ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s en 5 ans. R\u00e9sultat : <strong>les rues sont plus fra\u00eeches, et l\u2019\u00e9vaporation est r\u00e9duite.<\/strong> \u00c0 Lyon, les \u00e9rables champ\u00eatres plant\u00e9s le long des berges du Rh\u00f4ne ont <strong>abaiss\u00e9 la temp\u00e9rature de 2 \u00b0C<\/strong> en \u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Prot\u00e9ger et restaurer les \u00e9cosyst\u00e8mes<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les for\u00eats, elles, suffoquent. Dans les Vosges, les sapins meurent de soif. Alors, on a diversifi\u00e9. H\u00eatres, ch\u00eanes, m\u00e9lang\u00e9s aux r\u00e9sineux. <strong>50 % de mortalit\u00e9 en moins<\/strong> lors des canicules. En Sologne, les parcelles m\u00e9lang\u00e9es r\u00e9sistent mieux que les monocultures de pins. <strong>La diversit\u00e9, c\u2019est la vie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Fontainebleau, on ne coupe plus \u00e0 blanc. On y va progressivement. <strong>Le sol garde son humidit\u00e9. L\u2019\u00e9rosion recule.<\/strong> \u00c0 Tron\u00e7ais, dans le Cher, la m\u00e9thode a fait ses preuves. <strong>La for\u00eat respire. La biodiversit\u00e9 revient.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le Jura, les tourbi\u00e8res avaient \u00e9t\u00e9 ass\u00e9ch\u00e9es, vid\u00e9es de leur eau. Le Conservatoire des Espaces Naturels a rebouch\u00e9 les foss\u00e9s. <strong>En dix ans, 70 % de leur capacit\u00e9 de stockage a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9e.<\/strong> En Brenne, les tourbi\u00e8res, autrefois dess\u00e9ch\u00e9es, <strong>retiennent \u00e0 nouveau l\u2019eau.<\/strong> Et les oiseaux, eux, sont revenus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le long du Rh\u00f4ne, les for\u00eats-galleries avaient disparu. On les a replant\u00e9es. <strong>20 % de fra\u00eecheur en plus l\u2019\u00e9t\u00e9.<\/strong> \u00c0 Arles, elles prot\u00e8gent les cultures du vent et de l\u2019\u00e9vaporation. <strong>Un rempart vert contre la s\u00e9cheresse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le corridor de la Vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, lui, relie les Alpes \u00e0 la Camargue. <strong>30 % de biodiversit\u00e9 en plus.<\/strong> En Dordogne, un autre corridor a permis le retour du cerf et du sanglier. <strong>Et l\u2019\u00e9rosion, elle, a recul\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019eau, un combat de tous les jours<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La s\u00e9cheresse n\u2019est pas une fatalit\u00e9. Elle est le r\u00e9sultat de nos choix, de nos n\u00e9gligences, de notre incapacit\u00e9 \u00e0 voir plus loin que l\u2019imm\u00e9diat. Mais elle est aussi, et surtout, une opportunit\u00e9. Une opportunit\u00e9 de repenser notre rapport \u00e0 la terre, \u00e0 l\u2019eau, \u00e0 la vie elle-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les solutions existent. Elles sont l\u00e0, sous nos yeux, dans les champs de Camargue o\u00f9 le sorgho remplace le ma\u00efs, dans les cours d\u2019\u00e9cole lyonnaises o\u00f9 le b\u00e9ton c\u00e8de la place \u00e0 la terre, dans les for\u00eats des Vosges o\u00f9 la diversit\u00e9 sauve les arbres. <strong>Elles sont dans les mains de ceux qui osent changer.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, ces solutions ne suffiront pas si elles restent isol\u00e9es. Il faut les g\u00e9n\u00e9raliser. Il faut les imposer, parfois. Il faut que chaque citoyen, chaque agriculteur, chaque \u00e9lu, chaque entreprise prenne sa part. <strong>Le bulletin de vote est un outil, mais il ne vaut rien sans l\u2019action.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019eau ne doit plus \u00eatre un otage politique. Elle doit devenir un <strong>bien commun<\/strong>, d\u00e9fendu par tous, pour tous. <strong>Le temps des tergiversations est pass\u00e9.<\/strong> Celui de l\u2019action a sonn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[1] Ville de Lyon (2022) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Bilan du plan d\u00e9simperm\u00e9abilisation 2015-2022\u00a0\u00bb<\/em><br>[4] Cerfacs (2020) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Gestion des eaux pluviales en milieu urbain\u00a0\u00bb<\/em><br>[5] Ville de Paris (2021) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Bilan de la v\u00e9g\u00e9talisation des toitures\u00a0\u00bb<\/em><br>[7] Chambre d\u2019Agriculture de Camargue (2021) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Conversion des rizi\u00e8res en cultures s\u00e8ches\u00a0\u00bb<\/em><br>[9] INRAE (2022) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Impact du semis direct sur la sant\u00e9 des sols\u00a0\u00bb<\/em><br>[12] INRAE (2020) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Productivit\u00e9 des syst\u00e8mes agroforestiers\u00a0\u00bb<\/em><br>[13] ONF (2021) \u2013 <em>\u00ab\u00a0R\u00e9silience des for\u00eats vosgiennes\u00a0\u00bb<\/em><br>[15] Conservatoire d\u2019Espaces Naturels de Franche-Comt\u00e9 (2022) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Restauration des tourbi\u00e8res du Jura\u00a0\u00bb<\/em><br>[16] IPCC (2019) \u2013 <em>\u00ab\u00a0R\u00f4le des tourbi\u00e8res dans la s\u00e9questration du carbone\u00a0\u00bb<\/em><br>[17] CEN Rh\u00f4ne-Alpes (2023) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Bilan du corridor vert de la Vall\u00e9e du Rh\u00f4ne\u00a0\u00bb<\/em><br>[18] M\u00e9t\u00e9o-France (2022) \u2013 <em>\u00ab\u00a0Impact des corridors verts sur le climat local\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors, \u00e0 nous de jouer. Avant qu\u2019il ne soit trop tard.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-comments\">\n\n\n\n\n\n\t<div id=\"respond\" class=\"comment-respond wp-block-post-comments-form\">\n\t\t<h3 id=\"reply-title\" class=\"comment-reply-title\">Laisser un commentaire <small><a rel=\"nofollow\" id=\"cancel-comment-reply-link\" href=\"\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405#respond\" style=\"display:none;\">Annuler la r\u00e9ponse<\/a><\/small><\/h3><p class=\"must-log-in\">Vous devez <a href=\"https:\/\/fenau.com\/wp-login.php?redirect_to=https%3A%2F%2Ffenau.com%2Findex.php%2F2026%2F08%2F16%2F405%2F\">vous connecter<\/a> pour publier un commentaire.<\/p>\t<\/div><!-- #respond -->\n\t<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019eau ne doit plus \u00eatre un otage politique. Il appartient \u00e0 chacun de s\u2019emparer du probl\u00e8me, de chercher des solutions, de les confronter, de les mettre en \u0153uvre \u00e0 son \u00e9chelle. N\u2019oublions pas que le bulletin de vote est aussi un outil, mais sans un contr\u00f4le a posteriori, il devient totalement inefficace. Pr\u00e9alables urgents L\u2019urgence &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/fenau.com\/index.php\/2026\/08\/16\/405\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;L\u2019eau&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-405","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecologie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=405"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":490,"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405\/revisions\/490"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=405"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=405"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fenau.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=405"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}